Volume, autonomie, confort : le bon sac dépend avant tout de votre objectif et du format de votre course, en trail comme en ultra-trail.
Dans cet article, on vous aide à choisir le sac de trail adapté à votre course pour rester léger, organisé et performant.
Je m’appelle Clément, fondateur de We Alps.
Je cours en trail depuis plusieurs années, sur des formats allant d’environ 20 km à plus de 150 km, avec des profils très différents : courses rapides, trails alpins exigeants, ultras avec une ou deux nuits en montagne. J’ai connu des réussites, des abandons, des moments où tout se passe bien… et d’autres où une mauvaise décision finit par coûter cher.
Le choix du sac fait partie de ces décisions. Souvent sous-estimé, il devient pourtant central dès que la distance, le dénivelé ou l’autonomie augmentent.
C’est le point de départ absolu.
Chaque course impose une liste de matériel obligatoire, et plus le format s’allonge, plus cette liste devient conséquente :
👉 Avant même de regarder un sac, consultez le règlement de votre course.
Si le matériel ne rentre pas correctement, le sac n’est pas adapté. Point.
Deux coureurs sur la même course peuvent avoir des besoins très différents.
Certains boivent beaucoup, d’autres moins. Certains aiment partir “juste”, d’autres préfèrent garder une marge. Sur une course chaude, avec de longues sections sans ravitaillement, partir trop léger finit souvent par se payer : on subit, on s’énerve, on perd du temps et de la lucidité.
À l’inverse, sur un format court ou bien ravitaillé, inutile de surcharger le sac. Plus c’est rapide, plus la légèreté compte.

On reste ici sur du trail court à intermédiaire.
Les ravitaillements sont généralement suffisants, le matériel obligatoire reste limité, et le temps passé dehors est plus court. Le risque de froid ou de grosse dégradation météo est plus faible, surtout en été.
Pourquoi un 5L fonctionne bien :
À partir de 40 km, on change de catégorie.
Le rythme baisse, le temps d’effort augmente, et le besoin en matériel devient plus réel : veste imperméable, nutrition en quantité, eau suffisante, parfois gants ou couche chaude.
Attention : la distance seule ne suffit pas.
Un trail de 60–65 km avec beaucoup de dénivelé peut être bien plus exigeant qu’un 70 km roulant. Le Parcours des Crêtes de l’Échappée Belle, par exemple, affiche environ 65 km mais près de 4 800 m de D+ : le temps passé en montagne change complètement la donne.
Pourquoi le 10L est souvent le bon compromis :
Dès que vous basculez sur de l’ultra-trail, le 12L devient, selon moi, une référence.
On parle ici de courses où :
C’est le cas sur de nombreuses épreuves exigentes :
Pourquoi le 12L est souvent indispensable :
Sur certains formats, on sort du schéma “course classique”.
Des épreuves comme la PTL (Petite Trotte à Léon) autour du Mont-Blanc, ou d’autres aventures très longues, imposent une logique différente. On peut passer plusieurs jours dehors, gérer beaucoup de nuit, du mauvais temps, et de longues sections en autonomie.
Dans ces cas-là, le 18L apporte surtout une chose : du confort mental.
Pourquoi choisir 18L :
Le Grand Trail du Lac propose notamment un format autour de 75 km et 3 500 m de D+. C’est typiquement une course où le choix du sac dépend du profil du coureur et des conditions.
Il n’y a pas une seule bonne réponse, mais une décision à prendre en amont.
Un sac légèrement plus grand mais bien organisé vaut mieux qu’un sac trop petit mal vécu.
Le bon sac n’est pas celui qui fait joli sur le papier.
C’est celui qui vous permet de rester lucide, fluide et concentré, même quand la course devient difficile.
A vous de jouer.